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Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, le président du syndicat national des médecins homéopathes français argumente en faveur de sa pratique, à l’heure où le gouvernement réfléchit à ne plus faire rembourser l’homéopathie par la Sécu.

Charles Bentz, président du Syndicat national des médecins homéopathes français

« Les Académies des sciences, de médecine et de pharmacie, ainsi que le Collège national des généralistes enseignants ont dénoncé à plusieurs reprises le remboursement des médicaments homéopathiques et l’enseignement de l’homéopathie dans les universités. Jugée inefficace, coûteuse, trompeuse et dangereuse, l’homéopathie se voit accusée de maux infondés.
Inefficace, vraiment ? Au-delà des méta-analyses à la méthodologie douteuse, de nombreuses études cliniques respectant les meilleurs standards mettent en évidence l’efficacité des médicaments homéopathiques et l’absence d’effets indésirables, au-delà du simple effet placebo. En revanche, que disent nos détracteurs des nombreux anti-rhumes aux effets secondaires dangereux ?
Coûteuse, vraiment ? Les personnes qui se soignent avec l’homéopathie coûtent moins cher à la collectivité. En France, l’économie est de 35 % (étude EPI3), notamment parce que leur consommation de médicaments conventionnels est moindre. L’homéopathie ne représentait que 0,29 % des remboursements de médicaments en 2016. En revanche, que disent nos détracteurs de certains médicaments qui coûtent chaque année des centaines de millions d’euros pour une efficacité discutable ?
Dangereuse, vraiment ? Au-delà de très rares cas de patients et de médecins ayant eu recours à l’homéopathie pour traiter des maladies à un stade où ce seul traitement ne pouvait plus se justifier, aucune étude sérieuse ne valide cette théorie. Elle a, au contraire, l’avantage de ne présenter aucun effet secondaire lorsqu’elle est prescrite par un professionnel de santé formé. En revanche, que disent nos détracteurs des nombreux décès liés aux surdoses médicamenteuses ou aux différents scandales sanitaires ?
Trompeuse, vraiment ? C’est traiter avec mépris les patients en leur expliquant qu’ils agissent de manière irrationnelle et c’est remettre en cause leur liberté de choix et porter atteinte à l’intégrité des médecins homéopathes.
Interdire l’enseignement de l’homéopathie, vraiment ? Ce serait écarter une médecine efficace, peu coûteuse et inoffensive, et la mettre aux mains de personnes non qualifiées. L’homéopathie doit rester enseignée dans les facultés de médecine et de pharmacie, car c’est le meilleur moyen de maintenir les patients dans un parcours de soins rigoureux. C’est la position de bon sens que rappelle avec constance la Conférence des doyens de facultés de médecine. Pourquoi nos détracteurs ne l’entendent-ils pas ?
En conséquence, les accusations à l’encontre de l’homéopathie sont tout à fait inacceptables, car non fondées, hypocrites et s’arrogeant de manière partiale l’argument de scientificité. Les contre-vérités, les approximations et les reproches qui sont aujourd’hui faits à l’encontre de l’homéopathie doivent donc cesser pour laisser la place à l’unité des professionnels de santé. Demain, nous devrons collaborer pour répondre ensemble à la demande croissante de nos patients pour une médecine intégrative. Il n’y a qu’une seule médecine et la France a besoin de tous ses médecins !

Laissons la Haute Autorité de santé mener son évaluation dans un climat serein. Nous sommes confiants sur le maintien de son remboursement par la Sécurité sociale et la poursuite de son enseignement à l’université. »



A propos docteurJO

docteurJO
Médecin de campagne puis Médecin de ville, acupuncteur, ostéopathe, vice Président de l'I.H.S (Institut Homéopathique scientifique), retraité depuis 2011. Je tiens ce blog qui a pour but de relayer en matière de santé, l'information des lanceurs d'alerte sur l'agriculture, la nutrition, la destruction des écosystèmes planétaires, les dérives de l'industrie pharmaceutiques, etc...

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Un commentaire

  1. Avatar

    “Interdire l’enseignement de l’homéopathie, vraiment ? Ce serait écarter une médecine efficace, peu coûteuse et inoffensive, et la mettre aux mains de personnes non qualifiées. L’homéopathie doit rester enseignée dans les facultés de médecine et de pharmacie, car c’est le meilleur moyen de maintenir les patients dans un parcours de soins rigoureux. C’est la position de bon sens que rappelle avec constance la Conférence des doyens de facultés de médecine. Pourquoi nos détracteurs ne l’entendent-ils pas ?”

    Parce qu’il est extrêmement dangereux qu’à l’Université, on se permette de former des médecins qui pourraient être de position de contraindre physiquement leurs patients sur la base de croyances.

    J’ai une position opposé à beaucoup des autres points que vous avez soulevés. Sur ce point, je suis prêt à “négocier” au bénéfice de la paix sociale. Mais sur le point de l’enseignement à l’Université, là, je suis fondamentalement vent debout.

    On a vu ce qui s’est passé avec la psychanalyse à l’Université. Le résultat final et actuel est particulièrement affligeant.

    “C’est la position de bon sens que rappelle avec constance la Conférence des doyens de facultés de médecine. ”

    Vous avez un lien précis? Pour que moi et les lecteurs puissent prendre connaissance des détails de l’argumentaire de la conférences des doyens de facultés de médecine?

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