Maïs OGM et pseudo-experts

Bonjour à tous,

j’ai récemment parlé de Gérard Pascal (directeur honoraire de recherche et chargé de mission à l’Inra), au sujet de l’étude du Pr Gilles-Eric Séralini, suite à une interview qu’il a donnée à Sciences-et-Avenirs. Comme par hasard le Canard Enchaîné me relaie et apporte de l’eau à mon moulin.
Monsieur Gérard Pascal prétend que l’étude du Pr Séralini “ne vaut pas un clou”. Seulement voilà ce Pascal là a travaillé pour “Nestlé, Danone, le centre d’information des viandes. Et il est membre du Fonds français pour l’alimentation et la santé et de l’Ania, le club des industriels de l’agroalimentaire. Mieux, il oeuvre pour l’Ilsi (International Life Sciences, Institute). Cet institut hautement indépendant est financé par près de 500 grands groupes, industriels de l’alimentation, de la chimie (BASF, DuPont), des pesticides et des OGM, dont… Monsanto.”
La boucle est bouclée comme devrait l’être la langue de Monsieur Pascal.
Mais d’autres malfaisans fleurissent:
    –
 Monsieur Marc Fellous, professeur émérite de génétique humaine. Il vient de perdre un procès contre le Pr Séralini (pétition en son temps sur ce blog) pour l’avoir traité de “marchand de peur” dont les “études” seraient financées “par Greenpeace”. Fellous a été président jusqu’en 2007 de la Commission du génie biomoléculaire qui a donné un avis” favorable” à la culture expérimentale du maîs OGM NK63 celui là même dont s’est servi Séralini dans son étude.

Gérard Pascal était membre éminent de cette même commission…
     –  Il existe un troisièmee larron: Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche honoraire de l’Inra et cofondateur de BioProtein Technologies, spécialisé dans les OGM animaux.
Ces gens de l’Inra ne semblent pas très catholiques et pourtant des scientifiques de cette institution ont démontré que les OGM ne servaient à rien et que l’on pouvait “sans une goutte d’herbicide et avec quasiment le même rendement, cultiver du blé, du tournesol, du colza, de l’orge ou du maîs.” Cette étude a duré 10 ans et a été publiée dans “l’European Journal of Agronomy”. Elle ne fait que corroborer ce que l’on sait depuis la nuit des temps.

L’argent n’a pas d’odeur. Comment se fait-il que ces scientifiques sentent mauvais?

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