Discours de la peur, vaccination obligatoire et contrôle des populations par Bruno Maurer

https://www.inserm.fr/sites/default/files/2017-11/Inserm_CodeNuremberg_TradAmiel.pdf Ceci est le lien pour le code de Nuremberg dont parle (plus bas) Bruno Maurer. Ne cliquez donc pas dessus de suite. Attendez d’y arriver.

” Nouvelle livraison de mes analyses sur le COVID. Je ne me prétends pas épidémiologiste, mais je lis des informations, je relie des discours et des chiffres, je constate les décalages.

Je dois préciser que j’ai tous mes vaccins obligatoires et que j’en ai eu beaucoup d’autres non obligatoires mais importants pour vivre en Afrique.

Je précise aussi que j’ai choisi de ne plus dire à personne si je suis vacciné ou pas car cette réalité sanitaire est en passe de devenir un critère de tri entre les citoyens et que je ne souhaite pas entrer dans ce mécanisme. Que j’ai choisi de le faire ne regarde que moi et ne constitue pas une raison pour que je demande à d’autres de le faire ni que je demande au pouvoir de les obliger à le faire. Je développerai les raisons de cette maxime d’action plus bas. Que je n’aie pas choisi de le faire ne doit autoriser personne à porter un jugement sur moi, pour les mêmes raisons.

Ce préambule étant posé, voici comment je perçois les nouveaux développements de la rhétorique de la peur instrumentalisée comme mode de gouvernementalité.

  1. La rhétorique de la peur

Les indicateurs ne cessent de baisser nationalement : le R0 est à 0,53 (deux personnes en semaine 1 en ont contaminé une seule en semaine 2), le taux d’incidence est en chute libre, de 362 habitant détectés positifs par semaine pour 100 000 habitants le 12 avril à 21 habitants positifs par semaine pour 100 000 habitants le 25 juin.

Tous les indicateurs sont au vert à présent. Techniquement, l’épidémie est terminée.

Pourtant, le gouvernement continue à déployer une rhétorique de la peur, dont voici un exemple, le 23 juin 2021

https://www.bfmtv.com/sante/covid-19-pour-gabriel-attal-il-y-a-une-menace-liee-au-variant-delta-en-france_AV-202106230115.html

« Face au variant Delta, “il faut être très vigilant”. C’est l’avertissement lancé ce mercredi matin par Gabriel Attal sur BFMTV-RMC. Le porte-parole du gouvernement a concédé que ce variant du Covid-19, également connu comme “variant indien”, “doit nous préoccuper”, avant d’appeler à une “vigilance absolue” pour ne pas que l’épidémie reparte.

“On sait maintenant qu’il est plus contagieux que le variant dit ‘anglais’. On voit ce qui se passe au Royaume-Uni, où il y a une hausse continue des cas depuis plusieurs semaines (…). On voit que ça peut aller très vite, il faut donc être très vigilant. C’est pour ça qu’on a mis en place en France un calendrier progressif de levée des restrictions, qu’on franchit étape par étape”, a rappelé Gabriel Attal, soulignant qu’il faut une “vigilance individuelle et collective” face au variant Delta.

“Il y a une menace liée au variant Delta” en France, qui pourrait entraîner une reprise de l’épidémie, a encore reconnu le porte-parole du gouvernement, avant de souligner que le pays a “une arme dont on il ne disposait pas il y a un an, c’est la vaccination”. “Plus les Français iront se faire vacciner, plus on se donnera la capacité de se protéger vis-à-vis de l’épidémie et des variants”, a-t-il martelé. »

La fin du discours reprend la question de la vaccination comme seule voie possible.

Rhétorique de la peur. L’un des deux volets du discours gouvernemental français, l’autre étant l’infantilisation.

  • Par-delà les chiffres du variant Delta, la réalité des faits

Attal agite la situation des Landes en ne parlant que de taux d’incidence (diffusion) de la maladie et de proportion de variant Delta. Il omet, car il est impossible que ce soit un oubli, de parler de l’impact de ce variant sur le système de santé.

Or cet impact est nul, comme le confirment les chiffres donnés par le gouvernement :

https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/vue-d-ensemble?location=DEP-40

Département des Landes

 Patients hospitalisésNouveaux patients hospitalisésPatients en réaNouveaux patients en réaTaux occupation lits en réa
25 juin2332013,3
24 juin2122014,1
23 juin2012015
22 juin2112015,3
21 juin2413016,5
20 juin2804016,7
19 juin2804016,5
18 juin2804017,7
17 juin2924019,7

(Le calcul des taux d’occupation en réa est un peu mystérieux : 4 patients donnent 19,7 le 17 juin mais 16,7 le 20 ; 2 patients correspondent à 15,3 le 22 et 13,3 le 25. Peu importe…)

Il apparaît clairement que le fait que le variant Delta soit dominant (70% des cas de Covid d’après Attal) n’a aucun impact sur le système hospitalier. Les chiffres continuent de baisser. Personne n’entre plus en réa… N’est-ce pas l’essentiel ? Ou alors on vise un monde sans maladie ?

L’argument de la peur consiste à dire que le Delta (indien) circulerait plus que l’Alpha (anglais) et même qu’il va devenir prédominant : et alors, peut-on se demander, si ses effets sont nuls, ce qui est observable dans les chiffres ?

Pour le voir qualitativement, il faut considérer la symptomatologie du Delta. Le cas du Royaume Uni permet de voir que, comme dans les Landes, si le virus circule plus qu’ailleurs c’est sans impact sur le nombre de cas graves nécessitant des soins intensifs ou de l’hospitalisation.

La cause en est que les symptômes, et avec eux la « gravité », semblent faibles, comme on le voit dans les deux articles ci-dessous.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-ca-ressemble-a-un-mauvais-rhume-le-variant-delta-provoque-des-symptomes-differents-7303948

https://www.cnews.fr/monde/2021-06-16/covid-19-voici-les-symptomes-du-variant-delta-1094421

Extrait de Ouest France, 16 juin :Tim Spector,Académie de médecine,stratégie,immunité collective,législateur,éthique,

« Selon Tim Spector, professeur d’épidémiologie génétique au King’s College de Londres, le variant Delta, qui représente aujourd’hui 90 % des contaminations enregistrées au Royaume-Uni, ressemble plutôt à un « mauvais rhume ».

Ces données proviennent des informations recueillies dans le cadre de l’étude participative Zoe, une application permettant aux personnes contaminées par le virus de renseigner leurs symptômes actuels.

« Depuis le début du mois de mai, nous avons examiné les symptômes les plus fréquents chez tous les utilisateurs de l’application, et ils ne sont pas les mêmes qu’avant » confie Tim Spector au Guardian. « Désormais, le symptôme numéro un est le mal de tête… suivi par le mal de gorge, l’écoulement nasal et la fièvre » poursuit-il.

On comprend à lire cet extrait pourquoi « Delta en augmentation » n’est pas synonyme de catastrophe sanitaire. Les symptômes ne sont pas tels en effet qu’ils soient de nature à alerter outre-mesure. Pas de quoi paniquer en tout cas. On peut même se demander si la généralisation du Delta ne serait pas bénéfique in fine.

A cela s’ajoute que la majorité des personnes concernées en Grande-Bretagne notamment sont des jeunes, en raison de la vaccination déjà en place sans doute : des personnes qui ne sont pas susceptibles de développer des formes graves. N’est-ce pas là l’essentiel ?

  • Discours et de la peur et obligation vaccinale

C’est pourtant en raison de ce Delta que le discours sur l’obligation vaccinale progresse.

On le voyait à la fin de la déclaration de G. Attal plus haut :

“Il y a une menace liée au variant Delta” en France, qui pourrait entraîner une reprise de l’épidémie, a encore reconnu le porte-parole du gouvernement, avant de souligner que le pays a “une arme dont on il ne disposait pas il y a un an, c’est la vaccination”.

L’Académie de médecine pousse à l’obligation vaccinale en utilisant le même argument :

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/vaccination-l-academie-de-medecine-recommande-de-ne-plus-rembourser-les-tests-pcr_2153524.html

Extrait : « Selon l’Académie de médecine, le temps presse. Si plus de 32 millions de personnes sont primo-vaccinées, ce chiffre reste insuffisant pour atteindre l’immunité collective, qui pourrait éradiquer l’émergence du variant Delta (anciennement dit indien) qui est “en train de devenir dominant dans le monde”, selon le ministère de la Santé »

On va revenir sur « immunité collective » et sur « variant Delta ».

On voir revenir l’argument du Delta, qui semble s’emparer du « monde », brandi sans considération sur la réalité clinique dudit Variant. Chiffon rouge suffisant pour désarmer toute réflexion. La conséquence pratique pour l’Acaémie est qu’il faudrait frapper les Français réticents au portefeuille. Ne plus rembourser les test PCR “pratiqués pour convenances personnelles” (sic), voie pourtant prévue pour l’obtention du pass sanitaire, pousserait les gens à la vaccination. Comme il est difficile de le rendre obligatoire légalement, poussons les personnes, acculons-les… Le vaccin est gratuit, le PCR payant : qui va résister longtemps ?

Qu’en est-il des limites de cette stratégie ?

Après avoir vacciné les populations à risques et encouragé tous ceux qui souhaitent le faire, on obligerait donc toute la population à se faire vacciner.

La première limite est que l’obligation vaccinale doit être faite en tenant compte des populations concernées. Ceci est rappelé sur le site officiel ci-dessous qui rappelle le cadre légal de toute obligation en matière de vaccin.

https://vaccination-info-service.fr/Generalites-sur-les-vaccinations/La-politique-vaccinale-en-France/Reglementation-des-vaccins

Extrait :

« Qui peut décider du caractère obligatoire d’une vaccination ?

Seul le législateur peut rendre une vaccination obligatoire. Il prend en compte le bénéfice pour la population concernée et la gravité de l’infection pour laquelle il existe un vaccin. »

En France, si on va vers la vaccination Covid obligatoire, on va vacciner des personnes appartenant à des tranches d`âge et situées dans des profils de santé qui ne sont absolument pas susceptibles de développer des formes graves, encore moins avec un variant dont tout laisse à penser que s’il est plus circulant, il est moins grave. Ce ne sont pas des « populations concernées ». Ce devrait être la fin du débat.

Si l’on prend le critère de la population concernée, il faudrait rendre obligatoire le vaccin pour des personnes à risque, comme l’a fait le législateur avec les 11 vaccins obligatoires pour les enfants. On pourrait imaginer cela pour les personnes âgées, en surpoids, etc. Cette obligation ne devrait toutefois pas aller ans un solide débat, en raison de la limite 3 que j’expose plus bas, mais au moins elle toucherait les populations « concernées » par un risque majeur de santé. Mais en aucune manière toute la population.

La deuxième limite est cette notion d’immunité collective qui est ici manipulée politiquement. Elle est présentée comme ne pouvant être atteinte que par la vaccination… On omet qu’on l’atteint également par la propagation de la maladie. Avec plus de 50 % de la population vaccinée cet été, dont essentiellement les personnes susceptibles de développer des formes graves, l’essentiel est fait en termes de santé publique et de protection des personnes sur la base du volontariat. Les autres personnes peuvent effectivement attraper un Covid mais sans affecter le secteur hospitalier. Et ce faisant, elles contribueront effectivement à l’immunité collective, et de manière même plus efficace vu qu’il est prouvé que les anticorps développés en combattant la maladie sont plus efficaces et durables que ceux induits par la vaccination. Où est donc le problème ? Ces personnes pourraient contaminer des personnes à risque non encore vaccinées ? Mais c’est le problème de ces dernières, en tant que « populations concernées » –  on revient au concept du législateur –  c’est la question de leur responsabilité de citoyens. Et encore une fois, s’il faut protéger ces dernières contre leur gré, l’obligation vaccinale pourrait les concerner, elles mais au terme d’un débat législatif.

Je dis « pourrait »… et non devrait, car l’obligation vaccinale se heurte à une troisième limite, qui est un principe éthique, incontournable. Le fait qu’on n’a pas le droit de rendre obligatoire, a fortiori pour l’ensemble d’une population, un vaccin qui est encore en phase de test, phase 3 des essais cliniques et dont on ne connaît que les effets indésirables à court terme –  non nuls mais le débat n’est même pas là – et dont on ignore tout des effets à long terme, notamment mais pas seulement sur les enfants.

Nul ne peut donner un consentement libre et réellement éclairé à une vaccination qui est en phase test. Que des personnes le fassent est une chose, c’est une question de conscience, de morale personnelle, qu’un Etat engage de force toute sa population dans un essai clinique en est une autre. Il le ferait en violation du Code de Nuremberg sur les expérimentations médicales, adopté par la communauté internationale en 1947, repris par le Conseil d’État français en 1988, et dont l’article premier précise

« Il faut aussi qu’elle (la personne) soit suffisamment renseignée et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision. Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus et les conséquences pour sa santé ou sa personne qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience ».

  • Discours de la peur, variant Delta et poursuite du contrôle des populations

La Fête de la musique a montré que l’appareil d’Etat n’entend plus revenir en arrière et cherche à continuer à contrôler nos vies privées, au nom d’un principe de santé érigé en maxime absolue au-dessus des libertés fondamentales, quand bien même la dangerosité du virus actuellement, avec la moitié de la population vaccinée, est devenue négligeable, Après le Delta, ce sera le Delta « Plus » (publié le 24 juin sur https://www.bfmtv.com/sante/delta-plus-une-mutation-du-variant-delta-reperee-dans-plusieurs-pays_AN-202106240225.html), puis le Gamma demain, etc… jusqu’au nouveau virus déjà annoncé par les Cassandre sanitaires.

Le Gouvernement ne pouvant être au four et au moulin en matière d’interdiction, condition à la répression, les préfets s’y sont mis. Dans l’Hérault par exemple :

https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/fete-de-la-musique-dans-l-herault-le-prefet-interdit-toutes-les-animations-musicales_42816685.html

« Dans un arrêté publié dimanche, le préfet de l’Hérault, Jacques Witkowski interdit « les animations musicales à caractère festif organisées sur la voie publique ou dans les établissements autorisés à recevoir du public et leurs dépendances conduisant à des rassemblements et regroupements ne permettant pas le respect des protocoles sanitaires en vigueur, ainsi que la diffusion de musique amplifiée susceptible de conduire à des regroupement de personnes sur la voie publique, l’usage et la détention de matériel de sons dans les rassemblements festifs non autorisés ».

La conséquence est ubuesque : alors qu’on SAIT qu’on ne se contamine pas en extérieur, on force les gens à faire une toujours baptisée « Fête » de la Musique à l’intérieur et assis.

« La ministre de la Culture appelle d’ailleurs à la prudence et rappelle les règles toujours en vigueur pour les établissements recevant du public. Une jauge de 50 % en intérieur et des groupes de six personnes maximum qui devront rester assis. Une façon d’éviter les attroupements et de pouvoir gérer les flux de personnes plus aisément. Les places risquent d’être limitées et il est conseillé de réserver ».

Vous ne rêvez pas, ces conditions de « fête » sont vérifiables ici 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-ou-profiter-de-la-fete-de-la-musique-ce-lundi-2145928.html

La liste s’allonge des interdictions arbitraires de pouvoirs locaux.

Ici, un arrêté municipal de la Ville de Montpellier interdisant les épiceries de nuit d’ouvrir au-delà de 22h… Là l’Euro de football possible dans les bars… mais pas sur les terrasses !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/l-euro-dans-les-bars-mais-pas-en-terrasse-15-06-2021-12768961.php

Autant d’occasions de répressions, disproportionnées, sauvages. La police court après les jeunes le 21 juin en plein Paris, il n’est même pas 22 heures…

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/fete-de-la-musique-evacuation-policiere-du-rassemblement-projet-x-aux-tuileries-20210621_5PZHSM7CQ5DY7GZAWOU7INZ2TI/

Là c’est plus tard… La nuit est tombée. Dormez en paix braves gens.

les charges de policiers en mode Robocop c’est à voir à partir de 2’41 : ils chargent sur des jeunes qui font la fête… Mais il faut à tout prix les prémunir d’une infection pouvant les conduire dans des proportions de 0,001 % à l’hôpital.

Est-ce qu’on ne serait pas en train de faire le bonheur des peuples contre leur volonté ? Je me demande si République est toujours le mot pour désigner ce mode de gouvernance…

2 Comments

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    blabla

    Le véritable tumeur de notre monde c’est cette l’élite , dit sois disent ARISTOCRATIE ?-oligarchie avec leurs chiens chiens… Leurs magie noire n’ a plus suffisamment de forces et ils font tous pour récupérer notre énergie. La peur est mis en place , car c’est une façon très efficace de” télécharger” notre force et la transmettre pour les forces maléfiques EN CONVULSION …la peur nous affaiblie-
    Tenez bon, leurs temps est fini, nous sommes plus fort et éternelles MAIS pas eux . ILS savent cela.

  2. 2
    Sprikritik

    Nous n’avons jamais été vraiment en république, pas plus qu’en démocratie

    Mais quand on voit l’hystérie de la victoire précédente et la tristesse et les propos de la défaite d’hier on se dit que globalement le peu d’estime que porte Schwab et Gates à la population en général est justifié.

    Quand au principe du tir au but il est absurde en soi, comme bien des aspects de ce sport, car son succès dépend plus du hasard et du choix du gardien du côté où il va plonger que de la puissance et l’habilité du tireur

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