Du fonctionnement de la démocratie française en temps de Covid par Bruno Maurer

Suivi de quelques données qui finissent de prouver que…

Bruno est complotiste

Sous le régime du Président Macron, la France s’est habituée à fonctionner hors des institutions normalement prévues. À la place du Conseil des ministres, c’est le Conseil de défense qui nous gouverne depuis deux ans bientôt. À la place du Haut conseil de la santé publique ,

https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Accueil

créé en 2004 pour contribuer à l’élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la Stratégie nationale de santé ; pour fournir aux pouvoirs publics l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire), c’est un Conseil scientifique créé par le Prince qui donne ses avis.
La livraison du jour va mettre l’accent sur le simulacre de débat à l’Assemblée nationale, un nouveau signe de ce fonctionnement non démocratique, une Assemblée sur laquelle le gouvernement veut s’asseoir définitivement. Puis ce sera le moment d’étudier de quoi est fait en ce moment le discours de la peur, celui sur lequel depuis le début, le pouvoir s’appuie pour manipuler les masses : mensonges, dissimulations et incertitude… celle intrinsèque à l’avenir ! C’est là que, vous verrez, je me fais l’écho de remises en cause du récit officiel du Covid… qui pourraient bien achever de me discréditer. Toutefois, vous verrez, je ne suis pas allé chercher des sources « suspectes ». Loin de là ! Enfin, je ferai une place à la communication éhontée du gouvernement sur la crise de l’hôpital qui ne fait qu’entrer dans sa phase aiguë, celle qui nécessiterait des soins intensifs : une phase dans lequel le Covid n’a rien à voir.

Un plan en trois parties donc…

  1. Le passe jusqu’en août 2022 : un simulacre de débat parlementaire qui met fin… au Parlement

On pourra porter à mon crédit que je l’avais annoncé depuis le début : le passe sanitaire n’aurait pas une durée de vie de quelques mois ; non, il n’avait pas été créé pour disparaître en novembre, et ce en dépit de tous les discours du Président ou de Véran qui nous disaient que « dès qu’on pourrait s’en passer, on s’en passerait ».
Bon, il fallait se méfier : Véran n’avait-il pas annoncé qu’on ne pourrait s’en passer que « quand le Covid serait sorti de nos vies » ? On pouvait se douter que ce ne serait pas demain. Les Romains parlaient de calendes grecques pour une date qui ne viendrait jamais, les paysans de temps de poules avec des dents. C’est à peu près cela. Le dispositif de contrôle des populations est créé, et on ne voit pas pourquoi le gouvernement s’en priverait tant que la population se résigne à obéir. Il a été coûteux à installer. Thalès est derrière. Faut que ça rende !
Mais pour convaincre la population de se résigner, il faut donner les apparences de la démocratie d’un côté et continuer de l’autre à entonner le discours de la peur, celui qui cherche à nous faire croire que sans cette politique du « passe », c’est la catastrophe qui nous attend ; que hors de cette politique, hors du passe- sanitaire, aucune alternative n’est possible.

C’est à créer une illusion de démocratie qu’a servi la séquence au Parlement, devant les députés. J’ai passé mon mercredi après-midi à la suivre en direct sur mon ordinateur. Pour défendre le texte, il y avait le rapporteur et le Ministre de la santé. Le rituel est rodé : on lit les amendements déposés par l’opposition, on entend parfois ceux qui les défendent, après quoi le rapporteur et les ministres ont la parole pour défendre leur texte. Le premier amendement déposé consistait à refuser purement et simplement la prolongation du « passe » jusqu’en juillet 2021. Il a été rejeté sans surprise. C’est ensuite que c’est devenu politiquement encore plus intéressant : les députés ont défendu une série « d’amendements de repli » qu’ils avaient déposés en prévoyant déjà l’issue du premier vote. Ces amendements ne discutaient donc plus au fond du passe sanitaire, ni de son bien-fondé (c’était l’objet du premier débat), mais posaient la nécessité de revenir devant le Parlement à des dates de deux mois, trois mois, quatre mois, jusqu’en mars. Comme nul ne sait pas quelle sera la situation sanitaire à l’avenir, il paraissait plus sage au Parlement d’être à nouveau consulté sur l’opportunité d’un dispositif attentant à des libertés comme celle d’aller et venir, de faire du sport, de participer à des activités sociales, d’aller à l’hôpital, etc.

Les membres de l’opposition, de tous les partis, ont porté le même discours. « Pourquoi ne pas vouloir revenir devant le Parlement ? Pourquoi se méfier de cette instance ? Pourquoi demander les pleins pouvoirs ? Quelle urgence sanitaire empêcherait de débattre à nouveau ? » Une unanimité de points de vue, rarement atteinte. Eh bien, le Ministre et le rapporteur n’ont répondu à aucune de ces questions : ils se sont contentés de dire que le passe- sanitaire était un outil utile, qui avait fait ses preuves et qui était bien accepté par les Français. Réponse hors sujet par rapport aux questions. Inutile donc que je revienne sur leurs arguments, car là n’était pas la question.

La question était celle du rôle du Parlement et de la pertinence des pleins pouvoirs donnés au Président. Mais sur cela, il n’y a eu aucun débat, aucune argumentation. La question était posée, plusieurs fois, et la réponse fut invariablement à côté : après avoir justifié le passe comme arme dont on ne doit pas se départir en pleine bataille, le Ministre disait que l’amendement devait être repoussé et sa majorité votait. Elle a voté quoi au juste ? Elle a voté le fait de se dessaisir de ses propres prérogatives. Il y a un précédent malheureux en France, quand l’Assemblée nationale en juin 1940 a prononcé sa propre dissolution, a mis fin à la République française pour déléguer ses pouvoirs au maréchal Pétain, qui a créé l’État français. On me dira que comparaison n’est pas raison. Je répondrai qu’il ne faut surtout pas oublier les leçons de l’Histoire.

Ce qui est créé avec ce vote, c’est l’instauration d’un état de vigilance sanitaire. On n’est plus dans l’urgence sanitaire : même le gouvernement n’ose plus utiliser ce terme. On est désormais dans une vigilance sanitaire qui n’a aucune raison de s’arrêter un jour. Il y aura toujours des raisons d’être vigilants, un risque de nouveaux variants, toujours la possibilité que la grippe ne vienne prêter main forte au Covid, ou bien une autre maladie, comme la bronchiolite qui empêche les nourrissons de respirer et qui dès mi-octobre met aussitôt un hôpital exsangue en état d’urgence.

La vigilance sanitaire, c’est une histoire sans fin. Et c’est la fin de la démocratie, avec une prétendue sécurité sanitaire l’emportant sur tout le reste : liberté et égalité. Exit notre devise.

Il faut enfin entendre ce que dit réellement le seul argument du gouvernement pour refuser de revenir devant la représentation populaire : pour Véran et Castex derrière lui, aller jusqu’au mois d’août avec ce dispositif, sans revenir devant le parlement, c’est ne pas prendre le risque de devoir débattre en période électorale, de devoir se déchirer. Autour du Covid. Autour de la vaccination. Autour de ce qu’on appelle la « politique », en fait. Mais c’est quoi, ce motif ? Qu’est-ce qu’il y a de plus urgent que de débattre de cette question en France actuellement, loin des chiffons rouges que l’on nous met sous le museau, ceux de l’immigration ou de l’insécurité ? De cela oui, on va débattre et jusqu’à plus soif, dans les médias, jusqu’à faire apparaître Macron comme un sauveur face aux extrémismes. Macron en sauveur de la démocratie… !  Au passage, ce chiffre : au plus fort des débats, deux-tiers des députés absents. Le reste du temps, trois quarts absents. Ils iront les soirs de vote pleurer sur les plateaux sur l’abstentionnisme et ils diront qu’il faut en tirer les leçons.

Heureusement, quelques personnalités politiques se font entendre de tous les bords politiques comme en témoigne cette lettre ouverte d’une centaine d’élus de Haute-Savoie qui sauve l’honneur de la République :

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/nous-elus-locaux-demandons-l-abandon-du-passe-sanitaire-20211019

Honneur aussi à tous les parlementaires à l’Assemblée nationale et plus récemment au Sénat qui se sont opposés au nom du respect des institutions. Hélas, les travaux du Sénat ne serviront à rien, sa mouture sera rejetée ; la parole reviendra à l’Assemblée nationale, qui se dessaisira sans vergogne de ses prérogatives. Et le gouvernement pourra alors claironner qu’il a mené un débat démocratique à l’issue duquel le peuple de France, par la voix de ses élus, a été entendu et qu’il a approuvé sa politique…

  • Discours de la peur… rassurisme et manipulation des masses

Après plusieurs mois de manifestations, la population résignée à ne pas être entendue commence à déserter la rue. Le gouvernement se félicite qu’il y ait moins de manifestants. Il ose dire que le passe sanitaire est bien accepté par les Français : on le mesurera à l’abstention aux prochaines élections et au vote dit extrémiste.
Veran peut faire semblant de croire que son dispositif est accepté, la réalité c’est que les Français sont fatigués de vivre dans la division et sous un régime de menace. Fatigués de manifester en vain aussi.

Menace oui : je ne parle pas des tentatives réelles d’intimidation des quelques personnalités qui tiennent des discours dissonants, je parle juste des menaces sur notre avenir, des incertitudes qu’il est bon de faire planer pour gouverner en paix. Ainsi, le Ministre du tourisme, après avoir annoncé qu’il ne faudrait pas de passe pour accéder aux remontées mécaniques, a changé de discours il y a une dizaine de jours. On sera fixé, mais seulement mi-novembre. Voilà qui est bien, voilà qui est pratique pour organiser son séjour, voilà qui est sain pour les professionnels. Mais on attend de savoir quoi, au juste ? Si les remontées mécaniques sont un espace où l’on se contamine plus qu’en supermarché ? Plus que dans le métro ? On attend de savoir si le fait d’accéder au restaurant, au bar et en boîte de nuit avec un passe- sanitaire dans les stations n’est pas déjà suffisant ? On attend de savoir au terme d’une étude, scientifique j’imagine, s’il faut en plus demander ce passe pour aller respirer l’air des cimes ? Ne nous méprenons pas : on ne se moque pas de nous, on nous manipule en nous empêchant de penser. On met les professionnels du tourisme dans une attente intolérable et quand on leur annoncera finalement que le passe est demandé, ces derniers pourront respirer en se disant que, au moins, on ne leur demandera pas de fermer cette année ! Voilà comment la victime en vient à aimer son ravisseur : syndrome de Stockholm !

Le discours de la peur tient sa part pour contribuer à l’acceptation. Voyez les légers frémissements des courbes de l’incidence : ils permettent déjà à certains de parler de cinquième vague. En réalité, les augmentations en pourcentage d’une semaine sur l’autre partent de tellement bas que si vous observez les courbes, elles restent plates. À part Martin Blachier, personne n’ose réellement parler de cinquième vague, même pas le gouvernement.

Au passage, regardez ce qu’a été la dite « quatrième vague », une vague d’incidence (mais très en dessous de mars 2020), pas une vague de gravité des cas… Mais ce n’est pas grave : à partir du moment où ça frémit, cela pourrait bien bouillir… Comme s’il n’y avait pas 90 % des adultes en âge d’être vaccinés déjà vaccinés, comme si ce pourcentage incroyable n’avait aucun effet sur les formes graves. Si c’était vraiment le cas, il y aurait de quoi douter de la stratégie vaccinale. L’impossibilité d’une cinquième vague est simplement mathématique. Quand on est monté en mars-avril 2020 à près de 600 morts par jour, il y avait 0% de vaccinés, aucune expérience de thérapie et des sacs poubelles en guise de blouse à l’hôpital. Les masques étaient interdits. En novembre 2021, on en est là :

Alors soit la vaccination ne sert à rien pour protéger des formes graves, soit on plafonnera à 10 ou 15% du pic de la première vague… C’est mathématique. Pour une fois, je peux faire des prédictions gagnantes à tous les coups, comme le gouvernement avec ses discours de la peur sur les variants qui peuvent toujours surgir : soit le vaccin fonctionne, et les chiffres me donneront raison, on n’aura pas de cinquième vague, avec au plus 80 morts par jour (sur 1600 en France), soit les chiffres s’envolent et avec eux les illusions sur la toute-puissance du vaccin pour stopper les formes graves. Dans les deux cas, l’évidence sera là : le passe sanitaire ne sert à rien !

Comme la France est plutôt rassurante, on se fait peur comme on peut, et on trouve des articles qui annoncent qu’en Chine la catastrophe est de retour.

https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/covid-19-la-chine-inquiete-face-a-un-grave-rebond-epidemique-20211030_SQI7K2YFANCTFLDULUTBUQSSWI/

Prenons le temps de lire cet article et de voir que ce sont moins de 300 cas de Covid (avec seulement 59 d’origine locale en tout !) pour une population de plus d’un milliard et demi, et avec des taux de vaccination là aussi extrêmement forts, qui permettent au gouvernement de reconfiner autoritairement des millions de personnes. La Chine étant le modèle de la politique sanitaire française, tant que le Covid n’aura pas disparu de nos vies… on verra planer ici aussi ce genre de menace autoritaire.

Mais cela vaut toujours mieux que de parler des épidémies de tentatives de suicide chez les jeunes…

https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/10/27/une-jeunesse-sur-le-fil-sur-lcp-a-l-hopital-de-rennes-avec-des-adolescents-en-detresse_6100126_3246.html

Mais du moment qu’on sauve les gens du Covid…

Le discours du gouvernement n’est pas fait que de discours de la peur, il est aussi fait de mensonges, destinés à nous rassurer. Ils concernent le vaccin (« ça y est, Bruno va enfin se montrer sous son vrai visage… complotiste… eh, eh ! ») :
Le mensonge est ici : « Les rapports de l’ANSM qui sont publics et transparents ne déclarent à ce stade pas de cas avéré de décès imputable à la vaccination ». Olivier Véran, vendredi 15 octobre.
On a envie de le croire. On a d’autant plus envie de le croire que les Français ont massivement accepté de se faire vacciner. Et que la troisième dose commence à poindre.
Or, ce discours rassuriste se nourrit essentiellement de la difficulté à établir des liens entre une cause est en effet en termes médicaux. Très très difficile… Et il se nourrit aussi de formules magiques comme le fameux « rapport bénéfice risque », presque toujours envisagé au point de vue de la population générale et pas pour chaque individu, selon ses caractéristiques personnelles.
Si je suis complotiste dans ce que je vais dire, alors le Parlement européen l’est aussi : voici une proposition de résolution faite le 23 septembre :

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/B-9-2021-0475_FR.html

En voici le texte intégral :

B9‑0475/2021

Proposition de résolution du Parlement européen sur la création d’un Fonds européen d’indemnisation des victimes des «vaccins contre la COVID-19»

Le Parlement européen,

– vu l’article 143 de son règlement intérieur,

A. considérant que l’Agence européenne du médicament répertorie déjà environ un million de cas d’effets indésirables suite à l’injection de vaccins contre la COVID-19:

– 435 779 pour le vaccin Pfizer BioNTech,

– 373 285 pour le vaccin AstraZeneca,

– 117 243 pour le vaccin Moderna,

– 27 694 pour le vaccin Janssen[1];

B. considérant que ces effets indésirables sont parfois sévères; considérant qu’ainsi, environ 75 000 personnes auraient souffert d’effets neurologiques sérieux après le vaccin Pfizer;

C. considérant que l’Agence européenne des médicaments affirme que les vaccins contre la COVID-19 ont eu, dans l’Union européenne, une issue fatale pour environ 5 000 personnes:

– 4 198 pour celui de Pfizer[2],

– 1 053 pour celui d’AstraZeneca,

– 392 pour le vaccin Moderna,

– 138 pour le vaccin Janssen;

D. considérant que la Commission européenne a négocié les contrats d’achat et qu’elle n’a pas souhaité que les laboratoires pharmaceutiques engagent leur responsabilité;
considérant que les députés européens n’ont pas eu accès aux contrats pendant les négociations;

1. demande à la Commission de créer un fonds d’indemnisation pour les victimes des vaccins contre la COVID-19;

2. charge son Président de transmettre la présente résolution à la Commission et aux États membres.

Voilà. Quand Véran tient son discours le 15 octobre, n’a-t-il aucune connaissance de cette proposition de résolution du Parlement européen ? Ou ment-il délibérément aux Français ? Est-ce sur cette base qu’il pense trouver la confiance nécessaire à une politique vaccinale ? Au passage, on remarquera que c’est la Commission européenne qui n’a pas souhaité que les laboratoires pharmaceutiques engagent leur responsabilité, et que c’est donc c’est nous qui allons devoir payer les pots cassés. Vous en aviez déjà entendu parler. C’est écrit noir sur blanc.

Après les mensonges, venons-en aux petits arrangements avec la réalité. J’aborde une autre ligne rouge, que l’on accuse souvent les complotistes de franchir. Celle de mettre un tant soit peu en doute la réalité de la catastrophe sanitaire due au Covid, nouveau dogme indiscutable. La relativiser seulement, oser juste la remettre en perspective, c’est prendre le risque de se disqualifier comme interlocuteur.  Attention, il ne s’agit pas pour moi de dire que cette maladie n’a pas d’importance, il s’agit plutôt de parler de taux de mortalité, de létalité, d’âge moyen des personnes décédées, ou de dire que, si on n’avait pas interdit dès le début tout l’arsenal thérapeutique disponible alors en terme d’antiviraux, de corticoïdes, d’aide à la respiration, on aurait sans doute eu beaucoup moins de morts. Et ensuite, de revenir sur les « morts du Covid ». Tout un chacun sait confusément que les gens comptabilisés morts du Covid pouvaient sans doute être souvent « seulement » morts avec le Covid. Beaucoup d’entre nous en avaient l’intuition. La statistique officielle italienne nous aide à mieux penser ce point précis.

https://www.epicentro.iss.it/coronavirus/sars-cov-2-decessi-italia

C’est en italien, mais il y aussi une version en anglais.

En substance, pour l’ Istituto Superiore di Sanità, seuls 2,9% des décès enregistrés depuis fin février 2020 seraient dus au Covid 19. Ainsi sur les 130 468 décès enregistrés par statistiques officielles au moment de la préparation du nouveau rapport, seuls 3 783 seraient dus à la puissance du virus lui-même » soit 2,9%. Tous les autres Italiens avaient de une à cinq maladies qui, selon l’ISS, leur laissaient donc déjà peu d’espoir. Même 67,7% auraient eu plus de trois maladies ensemble, et 18% au moins deux ensemble. Selon l’ISS, 65,8% des morts après avoir été infectés par le Covid étaient atteints d’hypertension artérielle. 23,5 % souffraient également de démence, 29,3 % ajoutaient du diabète à leurs maux, 24,8 % étaient également atteints de fibrillation auriculaire. 17,4 % avaient déjà des poumons malades, 16,3 % avaient eu un cancer au cours des 5 dernières années ; 15,7% souffraient d’insuffisance cardiaque, plus d’un sur dix était également obèse, plus d’un sur dix avait subi un accident vasculaire cérébral, et d’autres encore, bien que dans des proportions moindres, souffraient de graves problèmes de foie, de dialyse et de maladies auto-immunes. Cela ne signifie pas que les morts avec le Covid n’auraient pas pu vivre quelques mois de plus, ni que chaque décès n’est pas à déplorer.

Mais ces statistiques italiennes, 2,9% des décès enregistrés depuis fin février 2020 seraient dus au Covid 19, sont à mettre en regard avec le discours de la peur, avec le grand enfermement qu’on a vécu, avec les discriminations qu’on nous impose, avec la fin du débat démocratique. Le Conseil constitutionnel qui se prononce aussi sur la proportionnalité des mesures prises, quand il va donner son autorisation jusqu’en août 2022, pourrait-il prendre en compte ce genre de données ?

  • Toute honte bue : la crise de l’hôpital

Passé les bornes, il n’y a plus de limites. Plus de limite à l’indécence. Un rapport de la Cour des Comptes signalait qu’en 2020, plus de 5700 lit d’hôpitaux avaient encore été fermés. On en est à 100 000 depuis le début de ce millénaire.

On apprend aussi qu’un lit sur cinq serait fermé faute de personnel. On apprend que depuis trois ans, plus 1000 étudiants infirmiers ont choisi d’arrêter leur formation. On apprend également que près de 30 % des infirmiers changent de métier dans les six ans qui suivent leur diplôme et leur entrée en fonction. Et au cas où l’information vous aurait échappé, 40 % des étudiants en médecine souffrent de dépression.

https://www.liberation.fr/societe/sante/anxiete-depression-une-enquete-alerte-sur-la-sante-mentale-des-etudiants-en-medecine-20211027_JDRLZY3DQVCZBO4G5PI2ARGSV4/

 Et voici que notre Ministre de la santé fait semblant de s’étonner et demande qu’une enquête soit ouverte. Dans ma région, on dit qu’il y a des gens qui n’ont aucune vergogne. Olivier Véran n’a aucune vergogne. Véran et Attal étaient déjà au cabinet de Marisol Touraine en 2015. Ils ne peuvent pas s’étonner. Ils sont responsables et coupables.

Les causes sont bien connues depuis longtemps : que ce soit les étudiants infirmiers ou les internes en médecine, ils vivent leur stage à l’hôpital comme de longues maltraitances dues à un manque d’encadrement criant et à une culture mandarinale peu propice à la formation des plus jeunes. Beaucoup craquent pendant ces périodes où ils devraient commencer à aimer le métier. Mais ils y vont avec la boule au ventre et tiennent le coup avec des antidépresseurs. Après un concours et trois ans d’études, une infirmière commence avec 1004 cents euros nets. Ce n’est pas la peine d’aller chercher beaucoup plus loin quand à cela s’ajoutent des conditions de travail inacceptables.

Mais le culot du Ministre est tel qu’il a osé relier les 5700 lits fermés l’année dernière avec les absences et le manque de personnel, comme s’il ne s’agissait pas d’une stratégie politique programmée depuis des années pour réduire les coûts socialisés de la santé, ce qui conduit peu à peu à détruire l’hôpital.

L’hôpital n’est pas malade des excès de patients non vaccinés, il est malade des politiques publiques qui peu à peu le privent de ses forces.

Dans tout cela, pour finir, quelles raisons d’espérer ?

Des traitements, pour sortir du tout ou rien, du vaccin ou la mort, du passe ou confinement :

https://www.lci.fr/sante/covid-19-un-antidepresseur-la-fluvoxamine-deja-sur-le-marche-efficace-pour-reduire-les-hospitalisations-2200278.html

Au moins, ce serait peu cher, 4 euros le traitement. Comme ce suppositoire Pasteur qu’on n’arrive pas à tester, faute de malades en nombre suffisant (!) : l’octofène,

https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/covid-19-la-chine-inquiete-face-a-un-grave-rebond-epidemique-20211030_SQI7K2YFANCTFLDULUTBUQSSWI/

Les vieilles molécules, cela ne rapporte pas, faut croire.

Mais sinon,
https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-10-traitements-parmi-les-plus-prometteurs-en-passe-dinonder-le-territoire-europeen-1418291

10 traitements viennent d’être validés par l’Union européenne et au total, 82 sont en cours de finalisation… De quoi « inonder le territoire européen » pour Capital.

Pour une fois qu’une inondation nous sauverait … des vagues !

  1. 1
    SPRIKRITIK

    On ne le dira jamais assez

    On aura beau dire, dans un but didactique, on aura beau faire, on ne le rappelera jamais assez : « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

    « Nous sommes victimes d’un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s’appeler « démocratique » et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. »  (S-C.K)

    « La démocratie, c’est le nom volé d’une idée violée » (J-P.M).

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